La bataille du chant du coq

Le chant du coq est l’un de nos symboles ruraux, cependant, il peut s’avérer être la cause de tensions entre les ruraux et les citadins.

Temps de lecture : 2 min

Maurice, le coq coupable de chanter trop tôt le matin

Vous avez sans doute entendu parler de l’histoire de Maurice, le coq qui chantait trop tôt.

Rappel des faits : Monsieur et Madame Biron possèdent une maison secondaire à Saint-Pierre-d’Oléron, cependant, ils sont incommodés par le chant du coq de Madame Fesseau, leur voisine. Ils qualifient celui-ci de “Trouble anormal du voisinage”.

Selon l’accusation, le motif de la ruralité ne tient pas, et pour cause, les habitations se situent dans “une zone où les activités agricoles sont interdites, avec une grande surface à 100 mètres, une caserne de gendarmes… On n’est pas en zone rurale, à moins de l’être partout, sauf au cœur de Paris !“.

Ainsi, pour contrer, le maire de Saint-Pierre-d’Oléron rappelle qu’un arrêté municipal a été publié l’an dernier, et que celui-ci évoque notamment le “caractère rural” de la commune.

le chant du coq

Une fracture entre ruraux et citadins

Au-delà de l’aspect très médiatique, le problème soulevé est la peur d’une fracture entre les ruraux et les citadins. Certains maires engagés pour la préservation du milieu rural ont le sentiment que “la campagne” n’est plus appréciée telle qu’elle est.

Pour y pallier, le maire de Gajac (Gironde) souhaite inscrire dans l’inventaire du patrimoine culturel immatériel, le son des cloches, le meuglements des vaches et surtout le chant du coq ! Cela éviterait ainsi ce genre de procès.

Plus récemment, c’est le maire de Saint-André-de-Valborgne (Gard) qui a fait installer à l’entrée de sa commune de 400 habitants un panneau visant à rappeler aux visiteurs que les villages de campagnes comportent des sonorités qui font leur charme.

Et la commune dans tout ça ?

Le droit d’installer ou non un poulailler dépend avant tout du règlement intérieur du lotissement, cependant, lorsqu’un citoyen souhaite installer un poulailler dans son habitation, dans un premier temps il lui est fortement recommandé de prendre contact avec la mairie. Surtout en cas d’adoption d’un coq.

La mairie pourra ainsi informer le citoyen de la législation en vigueur conformément aux autorisations et aux interdictions instaurées par la commune. En effet, le maire peut publier des arrêtés municipaux concernant l’installation de poulailler en zone urbaine.

Dans certaines communes, comme notamment celle de Pont-Sainte-Marie (Aube), le maire incite les habitants à adopter des poules, il met d’ailleurs en place depuis 2 ans le programme “J’adopte une poule”, qui offre deux poules à un nombre de foyer limité. Selon monsieur le Maire, les poules permettent de réduire considérablement les déchets.

Et vous ? Comment préservez-vous le caractère rural de votre commune ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire ou sur la Viatic Académie

Sources :

Au procès du coq Maurice et de sa propriétaire : « Tout le monde rit, mais derrière, nous avons un sujet sérieux » – www.lemonde.fr

Poulailler : législation, réglementation et interdiction… – www.meilleur-poulailler.com

Gajac : le cri du maire pour défendre les bruits de la campagne – france3-regions.blog.francetvinfo.fr

Opération “J’adopte une poule” saison 2 – www.lest-eclair.fr

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